Comparatif des différents transports

Le transport étant de loin le secteur où j’ai le plus de marge de manœuvre, commençons par effectuer un comparatif des émissions de la plupart des moyens de transports à notre disposition. Selon l’agence européenne de l’environnement, voilà une estimation des émissions de CO2 liées à chaque moyen de transports. Sont exclus, peut-être à tort, les moyens de transports qui n’utilisent pas d’énergie autre que celle mécanique (vélo ou trottinette par exemple).

Le taux de remplissage du véhicule de transport est primordial

Ces chiffres sont bien sûr à prendre avec précaution, car ils se basent sur beaucoup d’hypothèses simplificatrice. Le taux de remplissage notamment a un impact très élevé sur cette valeur (notamment dans le cas de la voiture) et les moyennes ne prennent pas en considération l’utilisation ou non de la climatisation ou encore la présence d’embouteillages.

Selon les hypothèses prises, un voyage en voiture – seul, en été durant les grands départs en vacances par exemple – peut s’avérer aussi polluant voir plus polluant qu’un avion. A l’inverse, une grande partie de la consommation de carburant d’un avion ayant lieu au décollage et à l’atterrissage, un vol court-courrier verra sa moyenne augmenter en comparaison avec un vol intercontinental.

Toujours privilégier le train quand c’est possible

En première approche, on peut donc tirer deux principales conclusions de ce graphique. La première si cela n’était pas clair dès le début, c’est que le train électrique, lorsqu’il est possible, est toujours la meilleure option de voyage, et de très loin. Elle présente qui plus est l’avantage d’être beaucoup plus souple que l’avion (centre-ville à centre-ville, modification ou annulation de voyages) et de s’éviter des risques d’embouteillages en cas de forte affluence sur les routes.

La deuxième conclusion c’est que la variable la plus importante est le kilométrage ! Peu importe le moyen de transport, chaque kilomètre nécessite de l’énergie et cette énergie, pour tous les moyens de transports étudiés plus haut, requiert à un moment ou à un autre de l’énergie fossile. Ce kilométrage est particulièrement pertinent quand on pense à l’avion. En effet, si l’on souhaite passer des vacances à Bali ou à Hanoi, pour prendre des exemples accessibles en voiture, qui aurait l’idée de prendre sa voiture pour parcourir les quelques 15000km qui séparent la France de ces 2 villes.

Un aller-retour en avion peut suffire à dépasser son quota d’émissions

Et c’est là qu’une remise en cause de notre mode de consommation est essentielle. Selon les estimations de WWF, chaque individu pourrait émettre environ 4.3T de CO2 par an, et un A/R en avion vers un endroit situé à plus de 8000km de la France suffit à vous faire dépasser cette limite. A titre d’exemple, New York est à environ 6000km de Paris, Rio de Janeiro 9200km et Sydney 17000km.

A vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent !

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