Mon exemple : savoir par où commencer

Je m’étais toujours considéré comme quelqu’un de sensible à l’environnement. J’ai toujours mangé bio, jamais jeté de papiers par terre, pris des douches à la place de bains, éteint les lumières en sortant de chez moi… J’ai donc fait ce qu’on nous dit qu’il faut faire pour apporter ma contribution. Je me doutais bien sûr que prendre l’avion ou manger des steaks hachés nuisaient un peu à mon bilan, mais je n’avais jamais pris conscience du poids de chacune de mes actions.

Un bilan carbone désastreux

Et pourtant…Le résultat du bilan carbone avec le simulateur de WWF est sans appel : 3.41 planètes consommées par an. En d’autres termes, si tout le monde vivait comme moi, il faudrait plus de 3 planètes pour satisfaire les besoins en ressources renouvelables des hommes. Le pire c’est qu’avec le tapage médiatique autour du réchauffement climatique et la COP21 j’avais fini par réduire ma consommation de viande à 4 ou 5 fois par semaine et j’avais un installé un lombricomposteur chez moi !

Toutes les actions n’ont pas le même poids

Seulement voilà, toutes nos actions n’ont pas le même poids,et comme souvent, un petit nombre de comportements est responsable d’une très grande partie des émissions. En résumé, voilà à peu près comment se décomposait mon bilan :

 

Les transports, grande source d’émission de carbone

Les transports tiennent une place considérable dans mon bilan environnemental et représentent près de 50% de mes émissions de CO2. Cela n’est pas vraiment une surprise, même si je ne me rendais pas compte du poids considérable de l’avion. Le logement par contre, responsable de plus de 17% de mes émissions était une surprise. Cela représente beaucoup, pour quelque chose qui est moins mis en avant dans les médias. Il y a aussi et surtout le bâtiment et les services publics (les incompressibles) sur lesquels il est difficile d’agir sans un changement de politique gouvernementale et de réglementation.

Faire son bilan permet donc de quantifier les différentes sources d’émission de CO2, et surtout de savoir pour où commencer si l’on veut réussir à rester dans les clous, et à ne consommer que ce que la planète a à nous offrir. Dans mon cas, même si je n’ai pas fait le calcul sur 28 ans, il est certain que j’ai une dette abyssale auprès de la planète et que dans l’idéal il faut donc que je consomme moins que 1 planète par an pour résorber cette dette, mais commençons par le commencement !

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