Qu’est-ce que l’empreinte écologique ?

Chaque année on parle de la date à laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de générer en une année. Cette date, aussi appelé « l’overshoot Day », nous donne une indication sur la quantité de ressources naturelles et de services écologiques que l’humanité consomme en une année. En clair, à partir de cette date, nous puisons dans les réserves de la planète. Elle n’a donc pas le temps de se régénérer complètement. Depuis 1970, l’humanité consomme plus d’une planète. Pire, en moins de 50 ans la date s’est déplacée de fin Décembre à début août. On appelle cela l’empreinte écologique humaine.

Une producitivité qui varie en fonction de nombreux paramètres

L’empreinte écologique d’une personne est définie comme la quantité de terres productives qu’il faudrait à cette individu pour couvrir tous ces besoins en ressources naturelles et absorber les déchets génères par cette consommation. Il s’agit d’une surface, mesure en hectares globaux (hag), résultante d’une moyenne de productivité de toutes les terres dites productives sur la planète. On compte notamment les forêts, les prairies, les champs cultives ou encore les rivières. A noter que cette productivité n’est donc pas fixe dans le temps. Elle peut varier aussi bien à la hausse comme à la baisse, au gré des découvertes technologiques ou de l’épuisement des sols par exemple.

Le nombre de planètes consommes par l’homme est donc la somme de toutes les empreintes écologiques individuelles divisée par la somme totale de terre productives disponibles sur la planète. On peut obtenir son résultat individuel en faisant le quotient de son empreinte écologique par la somme totale de terres productives disponibles sur la planète elle-même divisée par la population humaine (environ 7 Milliards).

De nombreuses disparités entre les pays

Selon les spécialistes, nous consommons donc actuellement en moyenne 1,7 planète par an. Il nous faudrait donc plus d’une demi-planète en plus pour nous permettre de couvrir l’intégralité de notre besoin en ressources sans aller puiser dans les réserves. Mais cette moyenne cache bien entendu d’énormes disparités. En moyenne, un américain consomme 5.2 planètes par an, un Français 3 et un indien 0.6.
Ce graphique de Statista résume la consommation de la plupart des pays « du Nord », qui sont sans surprise les plus gros tributaires du dépassement.

Le CO2; plus gros impact sur l’empreinte écologique

Notre « empreinte écologique » la plus lourde est sans conteste l’émission de gaz à effet de serre, et en particulier de dioxyde de carbone. Les changements climatiques qui en découlent sont responsables d’une désertification galopante, d’érosion des sols, d’acidification des océans ou encore de la destruction de nombreux habitats naturels. En découle de fait une réduction de la productivité globale des terres productives. Même si on dénote quelques signes encourageants, tels que le ralentissement (voire la stabilisation) des émissions depuis quelques années ou le récent sommet sur le climat à Paris qui a vu la quasi-totalité des pays du monde s’entendre sur des objectifs de réductions chiffrés, la situation est urgente, et chaque citoyen peut faire sa part en changeant ses habitudes de consommation.

Les articles qui vont suivre ont pour objectif de donner un ordre de grandeur des principales tributaires de l’empreinte écologique et de donner des pistes pour ne   « consommer qu’une seule planète » et rester dans la limite de ce que la planète a à nous offrir.

 

 

 

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